J’ai reçu hier un courriel proprement hallucinant du nouveau président de l’association Le Foyer de Saint-Martin. Cette association, de Troyes (Aube) déclarée en 1929, est née « de la volonté [de la paroisse Saint-Martin de Troyes] de fédérer les jeunes autour d’activités physiques et culturelles ». L’association, grâce aux effort financiers des paroissiens, fit l’acquisition en 1958 d’un chalet dans les Vosges pour héberger des colonies de vacances d’été et d’hiver pour des jeunes indépendamment de leur origine géographique ou religieuse : chrétiens ou pas les parents peuvent y confier leurs enfants. L’association, évidemment, est agréée JEP (Jeunesse et Éducation Populaire).

Le nouveau président  de l’association a récemment procédé à un appel de devis auprès de différentes compagnies d’assurances ayant un département “associations” pour couvrir les enfants qui y séjournent, ce qui est normal et de toutes les manières obligatoire…

Le premier assureur à y répondre fut la MAIF (Mutuelle Assurance Automobile des Instituteurs de France), créée en 1934 par des instituteurs désireux de « se libérer de l’emprise des sociétés capitalistes »… Cette mutuelle d’assurances est destinée aujourd’hui aux enseignants, aux particuliers, aux collectivités et aux associations. Ses campagnes publicitaires qu’on peut voir sur différents supports et notamment à la télévision sont ponctuées du slogan : « MAIF, l’assureur militant »

Mais ne serait-ce pas une “militance” antichrétienne ?

Le président du Foyer de Saint-Martin a, en effet, reçu un refus de la MAIF au motif suivant : « votre association étant d’origine confessionnelle, nous ne pouvons donner suite à votre demande » !

Il s’agit là d’un refus de vente caractérisé. Rappelons que selon l’article L.122-1 du Code de la Consommation, issu de la loi du 11 décembre 2001 : « Il est interdit de refuser à un consommateur la vente d’un produit ou la prestation d’un service, sauf motif légitime (…) ». Les motifs légitimes sont l’indisponibilité du produit, ou l’impossibilité d’exécuter le service, ou encore la demande anormale et la mauvaise foi de l’acheteur, ou différents autres interdictions (vente d’alcool ou de tabac à des mineurs, par exemple). Aucun de ces motifs légitimes ne saurait être opposé, à mon sens, à l’association.

En outre ce refus de vente est aggravé par un motif de discrimination religieuse qui tombe, notamment, sous le coup de l’article 225-1 du Nouveau Code Pénal, et est donc punissable par des peines prévues à l’article 225-2, soit deux ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende.

Il s’agit là d’un des actes de discrimination antichrétienne les plus scandaleux survenu en France et qui ait été porté à ma connaissance cette année… On n’en restera pas à sa simple stigmatisation sur ce blogue.

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